Simone :
« Je m’appelle Simone, j’ai 61 ans, j’habite en Rhône Alpes et je suis retraitée de l’éducation nationale.
Longtemps inscrite sur Parship, deux ans peut-être, j’y ai fait quelques rencontres par mail qui m’ont déçue : tantôt le prince, avenant à souhait, venait tout juste de rencontrer sa princesse… Mince alors, ce n’était pas de chance ! Tantôt il n’avait pas à mes yeux (toutes) les qualités d’un prince (humour, intelligence, gentillesse, maturité, et quelques autres… Aïe, ma liste est en réalité fort longue !).
Une fois seulement, avant Robert, j’ai rencontré un monsieur inscrit sur votre site : Pourcentage de compatibilité maximum, grand bel homme sympathique… Et : flop ! Dans la réalité de la rencontre, pas la moindre trace d’attirance… calme plat au niveau des artères… aucune sensation d’éblouissement.
Quand en juin 2009 : tiens, un message qui sort de l’ordinaire ! Allons tout de suite visiter le profil : Bof, « que » 60% de compatibilité ! Le monsieur, cependant, à le lire, ne manque pas d’attrait et d’impertinence ! Je tente !
La correspondance engagée sur le ton de l’humour, vire très rapidement à l’écriture de roman de science-fiction, puisque Robert, alias PF…, inspiré par nos pseudos, prétend m’écrire de la cuisine de l’Enterprise, vaisseau spatial intergalactique dans lequel il épluche des patates pour le repas de 2564 hommes d’équipage… Je relève l’idée au bond, et réplique sur le même ton. Nous aimons tous deux l’écriture et nous nous amusons beaucoup à ce jeu.
Puis assez vite, la voix au téléphone…
Robert est quelque peu impatient de faire connaissance, moi je pourrais attendre encore un peu... Mais, bon : sa voix, son humour… Je finis par ressentir nécessité et urgence d’une rencontre et l’invite à venir me voir fin juillet. Après un voyage de 1000 km en voiture (l’itinéraire fourni ne lui épargnait pas les virages…), voilà mon Robert en Ardèche, visiblement pas frais et n’en menant pas large. Moi, pas si fière que ça non plus, quoique plus fraîche étant données les circonstances.
Sur le lieu de rendez-vous, j’ai reconnu tout de suite en garant ma voiture le petit bonhomme tout rond avec ce qu’on pourrait appeler une « tronche ». Immédiatement je me dis : Possible… mais on verra !
Trois jours tendres, complices et charmants… Mais auxquels sur le moment je n’imagine pas de suite possible. Et Robert rentre à Nantes, déconfit, sans que nous ayons pris un autre rendez-vous.
Ce jour là, drôle de jour… d’abord inquiète de la route… Impatiente qu’il téléphone pour me dire que son retour s’est bien passé… Mais Robert tarde à téléphoner et je m’inquiète de plus en plus… Enfin le soir tard, nous parvenons à nous contacter et je réalise soudain, au cours de la longue conversation, que ce petit bonhomme tout rond avec sa tronche et sa voix si charmante, est peut-être bien mon cadeau d’anniversaire ! Lequel anniversaire je dois fêter justement la semaine suivante. Illico, je m’invite donc pour mon anniversaire !
Six mois plus tard, tout bien considéré, c’était bel et bien un cadeau !
Robert est venu s’installer en septembre pour quinze jours, chez moi en Ardèche. Il a amené sa chatte Mimi qu’il ne pouvait tout de même pas laisser toute seule ! Au bout des quinze jours, Robert est rentré à Nantes en me laissant Mimi, à laquelle il n’allait tout de même pas imposer un nouveau voyage de 1000 km dans un aussi bref délai. Trois jours plus tard il était de retour : au bout du compte, il avait eu bien raison de laisser Mimi en Ardèche.
Mimi aime beaucoup le coin et la maison.
Quant à nous, nous ne nous sommes plus quittés depuis.
Mais… quelle épreuve après quinze ans de solitude ! Temps de se laisser apprivoiser… Apprendre à partager son territoire… Trouver un rythme acceptable pour les deux, etc… Robert, heureusement, est fin psychologue, ça aide. Je lui trouve, avec ébahissement et ravissement, la plupart des qualités sus-nommées et qui constituaient mon exigeant cahier des charges !
Nous vivons une histoire très douce, très complice et tendre et joyeuse. Nous ne cessons de rire et partageons nos passions avec bonheur. Il y a de l’amour et du mariage dans l’air, c’est certain ! ».
Robert : « Bonjour, je m’appelle Robert, et vous me baptisâtes PF…, j’avais 63 ans à l’époque des faits, prof des écoles en Loire-Atlantique, encore en fonction…
Je m’étais inscrit à une de vos promotions en 2007, et j’en gardais un bon souvenir, donc en juin 2009 j’ai récidivé… espérant faire mieux que la première fois pour briser une longue solitude…
Quelques « échanges » en ces mois de printemps assez intéressants commencèrent, et très vite une rencontre insolite : KF… semblait sortir du lot des relations qui s’établissaient…
Le début fut un peu singulier, à se demander si cette gente Dame voulait continuer à converser, mais un je ne sais quoi, une dose d’humour peut être, l’a conduite à reconsidérer sa position…
Nous bâtîmes un dialogue loufoque entre un « aspirant officié de l’USS Enterprise éplucheur de patates cosmiques » et une « terrienne libérée au caractère entier et bien trempé ». C’est logiquement que nous passâmes à nos adresses Mel pour communiquer plus rapidement, et naturellement début juillet, nous sautâmes au téléphone…
La décision de se rencontrer vint assez promptement… fin juillet, je traversais donc la France, mille kilomètres nous séparant, et arrivé en Ardèche, une chose fantastique se produisit… en voyant Simone, je savais qu’un possible était envisageable… la réciproque semblait plausible… l’entrevue se transforma en approche…
Du coup la décision de se revoir fut prise, et quelques jours plus tard, Simone vint fêter son anniversaire à Nantes…
Le mois d’août fut étonnant, car comme deux « gamins » nous nous séparâmes très peu, et quand vint la « rentrée » nous étions encore ensemble… était-ce une « simple aventure » de vacances ? La suite montra que non… inséparables nous étions devenus…
Je ne sais même plus depuis combien de temps Simone m’a ouvert sa porte et son cœur, mais le fait est là… nous vivons ensemble depuis lors, et le « mariage » est envisagé pour l’été 2010 !!! Fantastique non ? Qu’en pensez-vous ? »